Mercredi 21 mars 2007
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Il y a eu, ces trois derniers mois, deux événements qui ont défrayé la chronique, attisé les idéologies en tous genres et fait comprendre à la France l’une des sources de son malaise à savoir, sa fiscalité. Le premier est notre président Nicolas Sarkozy, bien placé pour le savoir, se trouve être le départ de Johnny pour la Suisse, pays réputé pour la finesse de sa cuisine montagnarde, de son chocolat, et de ces avis d’impositions. Le second est le retour d’un monstre, Michel Polnareff, gloire musicale de notre pays dans les années 1970, pour une année pleine de concerts en France avant de s’en retourner pour les Etats-Unis. Et alors nous dit-on ? Et alors ces deux emblèmes culturels de la France, stars internationales de surcroît ont jugé, et sans doute la mort dans l’âme, que la France, par une fiscalité confiscatoire, leurs volait leur travail ce qui est tout sauf faut et ce qui est loin de n’arriver qu’à eux : 25 de nos 30 meilleurs joueurs de football, l’ensemble de nos stars du sport, nos artistes(même Renaud), nos meilleurs chercheurs, nos plus grandes fortunes, nos plus grands patrons, tous ou presque ont déjà passé nos frontières pour aller plus facilement profiter de l'argent qu’ils ont gagné par leur travail.
Inutile de citer la stupéfaction des Etas Unis, de la Belgique et de la Suisse qui, même après vingt années d’une hémorragie continue, n’en revienne toujours pas de cet arrivage de français de marque, en se demandant quelle type de guerre ou de maladie peut bien sévir chez nous pour provoquer une telle fuite ? Pire, Londres est même devenue la Sixième ville de France (400000) français y sont déjà exilés et là encore, à cause de quelle épidémie : celle qui veut que chez nous, avoir de l’argent est une honte, en avoir trop signifie que l’on ne finance pas assez nos services publics, que l’on extorque le pauvre, que l’on est suffisant et au dessus des autres bref, que l’on est différent et que seul une bonne fiscalité bien corsée peut nous remettre dans le droit chemin.
Résumons :
35% d’impôt sur les sociétés(15 en Allemagne, 9 en Irlande, 20 dans les pays du Nord), l’impôt sur la Fortune qui taxe aux plus fortunés de 0.2 à 2% de leur patrimoine(inexistant ailleurs), nos prélèvements toutes taxes comprises soit 77% du revenu d’un personne imposable ( soit 30 points de plus que la moyenne européenne), une taxe professionnelle qui signifie qu’en France travailler est si ingrat qu’il faut payer pour le faire(inexistant ailleurs), des charges sociales s’élevant à 2000 euros par employé, d’où une impossibilité pour les plus petits patrons d’embaucher(trois centaines d’euros au maximum ailleurs).
Et le scandale, c’est que seulement 50% de la population est imposée, soit un manque à gagner dans la perception de l’impôt sur le revenu (à un niveau encore correct lui) de 30% !
La France y a tout perdu : ses plus gros consommateurs (350 par ans), ses stars qui donnent du bonheur aux fans, ces innovateurs du progrès de demain, et la capacité d’emploi des éléments les plus souples et les plus mobiles de notre société, les patrons qui se trouvent être, quelle bizarrerie, ceux qui emploient le plus.
Nous proposons donc que les prélèvements mensuels ne puissent excéder 50% du revenu d’une personne célibataire ou d’un couple, que l’ISF soit, à défaut d’être supprimé, reverser pour l’aide à la création d’une entreprise, et que la taxe sur les société, comme l’avait évoqué Jacques Chirac, n’excède pas 20% .Plutôt que de menacer avec l’arme fiscale, dégainons l’arme fiscale comme le font tous nos voisins. Car si le socialisme passe, ceux gagnant plus de 4000 euros par mois verrons leurs impôts augmenter, une nouvelle CSG sera créée, la TIPP flottante sur les hydrocarbures rétablie et l’ISF durci.